Surmédiatisation : comment faire face ?
- Jordan Vésian
- 22 févr. 2017
- 1 min de lecture
Dans un monde où l’information est toujours plus rapide et concurrencée, il reste pourtant essentiel de prendre du recul et d’aborder les évènements avec un esprit critique.
■ La déontologie impose aux journalistes de sélectionner les informations en fonction de leur importance mais dans les faits, les médias qui sont les acteurs contraints d’une course effrénée à l’audience traitent le plus souvent une information selon son potentiel de captation émotionnelle. En résulte un cirque médiatique où les infos fusent dans tous les sens, où le principal objectif est de délivrer la nouveauté, le dernier scoop avant les autres pour sortir du lot quelques minutes avant que l’information ne soit reprise par le reste du bataillon.
■ Les discours médiatiques cantonnés aux seules émotions produisent une couverture presque homogène qui ne laisse plus assez de place à l’analyse et aux opinions indispensables à l’information avec un grand I, celle qui s’imprègne de l’actualité pour en tirer des conséquences, celle qui confronte des opinions, qui discute de l’avenir.
■ Si l’analyse de la situation disparait, nous sommes alors plongés dans une cacophonie où tout à la même importance, ou les évènements sont interchangeables. Le risque c’est celui d’une instrumentalisation des émotions qui, si elles ne sont pas analysées par ceux dont c’est le rôle, peuvent être reprises et instrumentalisées par ceux qui y voient dans leur intérêt personnel.
► Rendez vous chaque mercredi pour une nouvelle analyse du monde politico-médiatique.

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